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Sans/100 Détours pour
changer le monde
1. Sans détour pour changer le
monde
Changer
le monde et toutes les situations inacceptables que les gens
vivent, voilà l’objectif des mouvements sociaux,
des organismes communautaires et des groupes populaires. C’est
l’objectif du MÉPACQ, quoi!
Cela se révèle
encore plus important aujourd’hui où, dans une
logique de compétitivité poussée à
l’extrême, nous sommes amenéEs à
lutter les unEs contre les autres et à nous occuper
uniquement de nous-mêmes et de notre réussite
personnelle. La poursuite de ces valeurs entraîne une
diminution considérable de l’entraide et de la
solidarité qui sont des liens qui nous rassemblent.
Ce contexte est aggravé par une mondialisation économique
effrénée qui rend le pouvoir que nous avons
sur nos vies de plus en plus mince et qui importe et exporte
plus d’oppression pour la majorité des humains
que de bonheur ou de bien-être.
Face à cette situation,
nous sommes plus que jamais convaincuEs qu’il est urgent
d’agir dans nos vies et dans nos communautés
pour renverser la vapeur, pour recréer un tissu social
viable et pour inventer un monde qui soit à la hauteur
de nos désirs et de nos folies.
Les manchettes des
journaux nous rappellent que les gens sont trop souvent victimes
d’oppression économique, culturelle, sociale
et/ou politique. Pourtant, parmi toutes ces mauvaises nouvelles,
il en ressort quelquefois une bonne. La société
est faite de jeux de pouvoir qui influencent nos vies et ce
sont des personnes comme nous qui décident, en dernier
ressort, des règles du jeu. Quelle est la bonne nouvelle?
Ces règles-là, qui nous oppriment et que nous
trouvons injustes, nous avons le pouvoir de les changer. Alors,
pourquoi faisons-nous de l’ÉPA? Pour changer
ensemble les règles du jeu.
Le MÉPACQ croit qu’à
l’heure où le bien commun est menacé (l’eau,
la terre, nos forêts, nos institutions, nos acquis sociaux,
etc.), l’ÉPA devient une sorte d’antidote
au fatalisme et au désintérêt envers la
chose publique. Elle sert à promouvoir une société
basée sur la justice sociale.
L’éducation
populaire autonome (ÉPA) est le moyen que nous privilégions
pour renverser cette tendance et pour amener les citoyens
et les citoyennes à construire un pouvoir autre que
celui de l’argent et du profit de quelques-unEs afin
de bâtir ensemble un monde plus empreint de justice
sociale.
2. 100 Détours pour changer
le monde
L’ÉPA, ce sont
des moyens que nous choisissons ensemble pour être plus
fortEs et être à même de changer le monde.
Dans une démarche d’ÉPA, il faut savoir
saisir toutes les occasions possibles (réunions, comités,
dîners, activités de représentations,
etc.) et en faire des moments d’apprentissage. Des moments
où l’on utilise les expériences et les
connaissances des membres pour réaliser une activité
pour en faire une démarche d’affirmation de soi
et de prise en charge collective. Car, pour nous, l’ÉPA,
c’est devenir ensemble les créateurs et les créatrices
de notre culture, de notre histoire et de notre projet de
société, et non pas seulement accumuler des
connaissances ou se former en vue d’occuper un emploi.
Cela dit, ceci ne semble
pas évident à mettre en pratique. Traverser
le pays semble presque impossible sans un moyen de transport
adéquat, mais, grâce à l’avion,
rien n’est plus facile. Nous avons besoin d’outils.
Nous avons besoin d’équipement pour développer
nos pratiques d’ÉPA. C’est ce que nous
souhaitons mettre de l’avant dans cette campagne.
Évidemment, chaque
groupe d’ÉPA produit annuellement quelques outils
intéressants. Mais, trop peu souvent, trouverons-nous
le temps de les partager avec d’autres. Nous travaillons
fort, mais nous manquons de temps pour que notre travail soit
utile à d’autres groupes. Souvent, nous réinventons
la roue. Il faut que cela cesse. Nous pouvons être plus
efficaces, plus près de nos membres et plus pédagogiques
en travaillant différemment.
En ÉPA, le chemin
est aussi important que la destination. Travailler en ÉPA,
c’est prendre des chemins de traverse, de petits détours
ou des passages peu fréquentés pour participer
collectivement à prendre conscience de la société
qui nous entoure. Nous devons développer une conscience
critique par rapport aux problèmes sociaux que nous
vivons et prendre des moyens à notre mesure pour changer
cette société. Souvent, on se fait prendre,
les détours deviennent des raccourcis et on atteint
les objectifs fixés collectivement plus efficacement.
Tant mieux. Chaque détour est un outil. Chaque outil
sert l’objectif d’une plus grande participation
au changement social nécessaire pour que touTEs vivent
dans un monde où ils/elles ont leur place sans avoir
à écraser les autres pour la gagner.
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